Multiâges - Vivâges

Créer un béguinage moderne ? Un village dans la ville !

Catégorie : Activités intergénérationnelles Page 1 of 5

Réunion festive à Vivâges

Le 25 juin, les propriétaires et tous les locataires de Vivâges se sont réunis pour fêter le fait de pouvoir enfin habiter ensemble après 6 ans de recherche, d’efforts et de réalisations.

Non, les travaux ne sont pas tout à fait terminés. Il y a encore des petits problèmes électriques et sanitaires. Les caves nous donnent quelques soucis quand il pleut. Le peintre doit encore finir l’appartement 2. Et les salles communes doivent être parachevées.

Mais cela n’empêche de se réunir pour une auberge espagnole: soupe, vitello tonato, carpaccio de courgettes, salade de pommes de terre, feuilles de vigne , gâteau poires-chocolat, tiramisu. Cela vous fait saliver, non?! le tout arrosé de Coca, de vin rosé et rouge.

Avant l’apéritif, différents  jeux de chaise musicale ont été organisés pour tous les âges.

 

Quelle joie pour les initiateurs du projet de voir l’ambiance chaleureuse qui réunit  les locataires !

Lisbonne, cité de tous les âges

Le programme Radar lancé par la mairie de Lisbonne, au Portugal, recense les besoins des personnes âgées pour lutter contre l’isolement

Un article publié dans La Croix, signé Marie Line Darcy, correspondante à Lisbonne (Portugal), le 09/01/2020

Au Portugal, un « Radar » social pour les plus âgés

De gauche à droite, Sara, Alice et Diogo, enquêteurs du Radar, sillonnent le quartier haut de Lisbonne, à la rencontre des seniors. Marie-Line Darcy

Lisbonne est une ville océanique et le crachin qui tombe ce jour justifie à lui seul les vestes rouges siglées « Radar » qu’ont revêtues Alice, Diogo et Sara. Ils débutent le quadrillage du Bairro Alto, le quartier haut, dans le cœur historique de la capitale où ils rencontrent et identifient les personnes de plus de 65 ans vivant seules ou avec des personnes du même âge.

Les trois jeunes gens ont été recrutés par la Santa Casa da Misericordia, une institution caritative catholique et laïque pour le projet Radar entamé début 2019. L’institution a conçu et mis en forme le programme inscrit dans un projet plus global de la municipalité, intitulé « Lisbonne, cité de tous les âges », en partenariat avec les services de santé, les services sociaux et la police.

« Cerner la population âgée »

La ville veut cerner la population âgée, définir ses besoins et lutter contre son isolement. Le dernier recensement en 2011 avait identifié 132 000 personnes de plus de 65 ans. Radar s’est fixé un objectif : rencontrer et interroger 30 000 personnes. La méthode utilisée est classique : le porte-à-porte.

Alice écrase le bouton de sonnette et lance à voix haute : « Nous sommes l’équipe Radar, on est de la Misericordia. On fait une enquête sur les personnes de plus de 65 ans, est-ce votre cas ? » Du 4e étage, une silhouette fait une apparition furtive, mais se garde d’ouvrir.

« Les personnes âgées se méfient. Les deux policiers qui nous accompagnent sont là pour rassurer, mais cela ne suffit pas toujours », dit Alice sans perdre son flegme. Les refus assez fréquents n’entament pas l’enthousiasme de l’équipe qui suit un protocole rigoureux et systématique.

Les derniers gardiens d’une vie de quartier en voie de disparition

Nouveau coup de sonnette, même discours de présentation par l’interphone. Cette fois la porte s’ouvre. Diogo est chargé du premier contact. La dame sur le pas de sa porte accepte de décliner son identité mais refuse de communiquer son numéro de téléphone. « Il y a beaucoup de résistance. Mais les coordonnées sont essentielles à la constitution de la base de données parce que les services sociaux devront pouvoir communiquer avec ces personnes dans le futur. C’est un questionnaire volontaire, personne n’est obligé de répondre », explique le jeune enquêteur.

Le Bairro Alto, quartier animé la nuit, prend des allures fantomatiques de jour, sous la pluie fine. Beaucoup d’appartements sont loués aux touristes ou mis en vente. Les habitants les plus âgés sont les derniers gardiens d’une vie de quartier en voie de disparition accélérée.

Un quartier que Dona Ana, 80 ans, ne veut pas quitter. Elle y a toujours vécu et est propriétaire de son appartement. Une vie modeste qu’elle raconte entre sourires et émotions. Rencontrée dans la rue alors qu’elle rentre chez elle, elle se prête gentiment au jeu des questions, ravie de l’attention qu’on lui porte. « Je n’ai besoin de rien. Mais qui sait, un jour je devrais peut-être faire appel à vous », dit-elle à l’équipe Radar. Elle vit avec 500 € de retraite par mois et s’estime privilégiée car elle est propriétaire de son appartement. « Le quartier se vide », déplore-t-elle dans un sourire qui met fin à la conversation.

Au Portugal, un « Radar » social pour les plus âgés

Dona Ana, 80 ans, se prête au jeu des questions, ravie de l’attention qu’on lui porte. / Marie-Line Darcy

Des « tables communautaires »

Les trois jeunes de l’équipe s’arrêtent aussi dans une épicerie. Les commerçants du quartier qui le souhaitent arborent une affichette « Radar » sur leur devanture. Ils sont associés au projet et veillent sur les personnes âgées du quartier. Un rôle social traditionnel à nouveau valorisé.

À partir de cette année, le programme Radar entre dans une nouvelle phase. « Il faut le reconnaître, 90 % de notre échantillon de personnes répondant aux critères du Radar ne sont pas connues des services sociaux. L’espérance de vie a augmenté, les conditions de vie ont changé. Mais les réponses sociales aux besoins de ces catégories-là, pensées au XXe siècle, ne sont plus adaptées. Il faut réinventer les réponses », estime Maria Luz Cabral, responsable du programme à la Santa Casa da Misericordia.

Ainsi, des « tables communautaires », sorte de services spécialisés pour les seniors, vont être créées. Leur future structure encore mystérieuse est annoncée comme une mini-révolution.

LES 4 C

LES 4 C

Nous aimerions tant que nos enfants et petits-enfants aient les meilleures capacités possible pour assurer leur avenir.

Comment nous projeter en 2045 ? Comment deviner le futur ? Comment savoir ce qui leur sera le plus utile ?

Sera-ce l’informatique au plus haut degré ?

  • une langue comme le chinois ?
  • la capacité de coder ?

Il ne s’agit pas de remplir la tête de nos chers bambin de belles théories, de concepts élaborés.

Alors?

Plusieurs scientifiques de différents pays pensent qu’une grande partie des tâches sera accomplie par les ordinateurs. Mais ils se rejoignent pour décréter que quatre points sont absolument essentiels : ce sont les 4 C.

Il est essentiel d’équiper nos enfants de capacités

  • de créativité
  • de  communication
  • de  collaboration
  • de pensée critique

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